M6 CENSURE SES JOURNALISTES
Communiqué du SNJ-CGT
Le magazine de M6 du dimanche 26 octobre, Zone interdite, a été amputé d’un reportage de 40 minutes mettant en cause l’hygiène dans certains restaurants rapides, McDo et KFC, au prétexte, fallacieux, qu’il n’aurait pas été « juridiquement validé ».
Le SNJ-CGT s’associe à la protestation des journalistes de M6 dénonçant ce nouveau cas de censure et condamne ce nouvel acte d’allégeance des médias devant les annonceurs publicitaires potentiels ou habituels.
Le champ de l’information tend à se réduire drastiquement en France : interdiction de critiquer le président de la République, nécessité de pratiquer la révérence devant sa progéniture, injonction de publier tous les communiqués du parti du président, imposition du choix des journalistes chargés d’interviewer le même président et, de plus en plus, intervention sur le choix des sujets à traiter et priorité accordée aux faits divers, etc. Les rédactions sont de plus en plus ouvertement mises au pas, caporalisées et, surtout, réduites à la mise en forme de l’information institutionnelle.
A M6, les cas de censure se succèdent régulièrement. Au cas où les journalistes seraient atteints d’une fièvre libertaire, on leur administre périodiquement un vaccin pour se prémunir de toute rechute.
Le magazine Capital a été victime de la censure à plusieurs reprises depuis quelques années (à propos des pertes de parts de marché de Renault, des cosmétiques de L’Oréal ou du Loto) ; aujourd’hui, c’est Zone interdite qui est victime de l‘interventionnisme des dirigeants de la chaîne sur le contenu d’enquêtes sérieuses et donnant à voir le point de vue de toutes les parties. Le SNJ-CGT dénonce ce nouvel acte de censure directe, insupportable, qui met au jour les pratiques des patrons des grands médias : quand le journaliste ne s’autocensure pas, la direction, elle, n’hésite pas à marquer son territoire en censurant directement et sans état d’âme le travail des professionnels.
Pour le SNJ-CGT, les connivences entre les patrons des médias et les politiques au pouvoir, d’une part, les porosités avérées entre les directions des rédactions et les annonceurs, d’autre part, ne permettent plus aux journalistes de remplir pleinement leur mission et d’exercer leur responsabilité sociale.
Pour le SNJ-CGT, il est urgent de légiférer pour assurer l’indépendance des rédactions face aux détenteurs du capital et aux annonceurs.
Montreuil, le 25 octobre 2009
Le magazine de M6 du dimanche 26 octobre, Zone interdite, a été amputé d’un reportage de 40 minutes mettant en cause l’hygiène dans certains restaurants rapides, McDo et KFC, au prétexte, fallacieux, qu’il n’aurait pas été « juridiquement validé ».
Le SNJ-CGT s’associe à la protestation des journalistes de M6 dénonçant ce nouveau cas de censure et condamne ce nouvel acte d’allégeance des médias devant les annonceurs publicitaires potentiels ou habituels.
Le champ de l’information tend à se réduire drastiquement en France : interdiction de critiquer le président de la République, nécessité de pratiquer la révérence devant sa progéniture, injonction de publier tous les communiqués du parti du président, imposition du choix des journalistes chargés d’interviewer le même président et, de plus en plus, intervention sur le choix des sujets à traiter et priorité accordée aux faits divers, etc. Les rédactions sont de plus en plus ouvertement mises au pas, caporalisées et, surtout, réduites à la mise en forme de l’information institutionnelle.
A M6, les cas de censure se succèdent régulièrement. Au cas où les journalistes seraient atteints d’une fièvre libertaire, on leur administre périodiquement un vaccin pour se prémunir de toute rechute.
Le magazine Capital a été victime de la censure à plusieurs reprises depuis quelques années (à propos des pertes de parts de marché de Renault, des cosmétiques de L’Oréal ou du Loto) ; aujourd’hui, c’est Zone interdite qui est victime de l‘interventionnisme des dirigeants de la chaîne sur le contenu d’enquêtes sérieuses et donnant à voir le point de vue de toutes les parties. Le SNJ-CGT dénonce ce nouvel acte de censure directe, insupportable, qui met au jour les pratiques des patrons des grands médias : quand le journaliste ne s’autocensure pas, la direction, elle, n’hésite pas à marquer son territoire en censurant directement et sans état d’âme le travail des professionnels.
Pour le SNJ-CGT, les connivences entre les patrons des médias et les politiques au pouvoir, d’une part, les porosités avérées entre les directions des rédactions et les annonceurs, d’autre part, ne permettent plus aux journalistes de remplir pleinement leur mission et d’exercer leur responsabilité sociale.
Pour le SNJ-CGT, il est urgent de légiférer pour assurer l’indépendance des rédactions face aux détenteurs du capital et aux annonceurs.
Montreuil, le 25 octobre 2009
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