REPUBLIQUE DU CENTRE, UNE LECON DE DEONTOLOGIE
Pourquoi s’encombrer d’une coûteuse agence de communication
aux résultats improbables lorsque l’on peut s’offrir - pour beaucoup moins cher - les services d’un journaliste local ?
C’est la très discrète députée européenne UMP Catherine Soullie, remplaçante de Brice Hortefeux (qui aura préféré la place Beauvau à Bruxelles), mais également tête de liste dans le Loiret pour les régionales qui vient d’opter pour cette solution imparable.
Un journaliste de la République du Centre, quotidien en position de monopole à Orléans, va donc partir tous frais payés à Copenhague, suivre les travaux de la conférence sur le climat. Sans que cela ne pose le moindre problème "déontologique" à la direction du journal. Madame la députée (interrogée par Libération) y voit un exercice "pédagogique" de couverture d'un événement, mais refuse de donner l'origine des fonds qui ont servi à payer les services du journaliste.
Les journalistes locaux quant à eux s'offusquent qu'un tel marché ait pu être conclu, quelles que soient les difficultés financières du journal.
Le SNJ-CGT dénonce ces collusions entre politiques et professionnels de l'information et appelle les journalistes à faire respecter leur indépendance rédactionnelle. Il y va de la crédibilité de notre profession, il y va du respect que nous devons à nos lecteurs.
C’est la très discrète députée européenne UMP Catherine Soullie, remplaçante de Brice Hortefeux (qui aura préféré la place Beauvau à Bruxelles), mais également tête de liste dans le Loiret pour les régionales qui vient d’opter pour cette solution imparable.
Un journaliste de la République du Centre, quotidien en position de monopole à Orléans, va donc partir tous frais payés à Copenhague, suivre les travaux de la conférence sur le climat. Sans que cela ne pose le moindre problème "déontologique" à la direction du journal. Madame la députée (interrogée par Libération) y voit un exercice "pédagogique" de couverture d'un événement, mais refuse de donner l'origine des fonds qui ont servi à payer les services du journaliste.
Les journalistes locaux quant à eux s'offusquent qu'un tel marché ait pu être conclu, quelles que soient les difficultés financières du journal.
Le SNJ-CGT dénonce ces collusions entre politiques et professionnels de l'information et appelle les journalistes à faire respecter leur indépendance rédactionnelle. Il y va de la crédibilité de notre profession, il y va du respect que nous devons à nos lecteurs.
Montreuil, le 7 décembre
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