APRES LEFEBVRE, RAOULT !
Communiqué du SNJ-CGT
Il n’y a plus de doute, c’est toute liberté d’expression et d’information qui est danger en France.
Après les attaques répétées et multiples du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, contre l’AFP notamment, c’est au tour d’Eric Raoult de se joindre aux pourfendeurs des libertés en s’en prenant à la lauréate du prix Goncourt 2009, Marie NDiaye.
Le SNJ-CGT s’inquiète de cette dérive de plus en plus autoritaire d’un régime accaparé par Nicolas Sarkozy et ses amis. Le syndicat ne manque pas de relever que c’est dans un moment marqué par les difficultés du parti présidentiel que ces attaques contre l’une des libertés fondamentales sont proférées
M. Raoult ne s’est pas insurgé sur un coup de tête des déclarations de Marie NDiaye ; celles-ci remontent en effet à plus de quatre mois et c’est par le biais d’une question écrite au ministre de la culture et de la communication qu’il a fomenté son « coup médiatique ». Le député du Raincy a donc bien prémédité sa grotesque autant qu’inquiétante réaction.
Pour faire bonne mesure, Eric Raoult s'en prend aussi aux journalistes. Sur les ondes de Berbère Télévision, il vient d'apporter son soutien au régime de Tunis qui avait décidé l'expulsion d'une journaliste du Monde lors des élections présidentielles dans ce pays qui ont vu triompher l'ami de l'Elysée avec un score sans appel.
Le SNJ-CGT dénonce le climat de plus en plus délétère qui se développe en France, la patrie des Lumières. Une faction s’en prend aux libertés fondamentales, aux services publics, aux salariés privés d’emploi comme à ceux qui sont victimes des accidents du travail, à l’enseignement, à la jeunesse, aux collectivités territoriales, aux immigrés...
En réelle difficulté, y compris au sein de son propre camp, l’hôte de l’Elysée tente de faire diversion par tous les moyens en faisant donner ses affidés. Tous les moyens sont bons pour ces adversaires de la démocratie pour tenter de racoler les électeurs.
Le SNJ-CGT assure Marie NDiaye de toute sa solidarité. Il appelle la profession de journalistes et leurs syndicats à s’opposer par tous les moyens aux atteintes inadmissibles aux fondements de la démocratie.
Montreuil, le 16 novembre